Nous nous attarderons, dans ce blog, à la visite de la Zone Coloniale de Santo Domingo, là ou s’est reconstruit la Capitale après la destruction de Nueva Isabella par un ouragan en 1502. Cette dernière était située à l’Est de la rivière Ozama, alors que le gouverneur Nicolas de Ovando a décidé de faire renaître Santo Domingo de Guzman à l’Ouest de l’Ozama.
La tâche a été d’abord confiée, en 1502, à 17 religieux franciscains qui ont érigé le monastère San Francisco tandis qu’on érigeait le premier hôpital du Nouveau-Monde, qui fut terminé en 1508, et qui n’est plus que ruines de nos jours.
C’est sous la férule de Diego Colon que s’érigèrent les premiers édifices dont L’Alcazar de Colon là où il habitait. Cet édifice bien conservé est aujourd’hui un musée où on peut voir les meubles de l’époque.
De 1516 à 1541, on construisit la cathédrale Santa Maria La Menor, qui fut rénovée à plusieurs reprises et qui offre aujourd’hui des visites très intéressantes. Lorsque je l’ai visité pour la première fois on y trouvait encore les Christophe Colomb revenus d’Espagne. Ils ont été transférés dans ce gigantesque édifice appelé Faro de Colon sur la partie orientale de l’Ozama.
Selon vos intérêts et votre rythme il faut, à mon humble avis, au moins quatre heures pour visiter la Zone Coloniale à moins d’être en mesure de répartir la visite en plusieurs jours.
Arpenter la rue Las Damas nous rappellera les dames de société qui s’arrêtaient ici et là pour converser devant tel ou tel maison, comme celle de Herman Cortez qui abrite aujourd’hui l’Ambassade de France. C’est sur cette rue qu’on trouve l’hôtel Sofitel dont tous les aspects, y compris les lits à baldaquin et les plafonds très élevés, font revivre le XVI ième siècle.
On visitera aussi une petite forteresse qui servait à défendre la ville et dont la vocation a changée à travers les siècles. On raconte même que Duarte y fut emprisonné. La première horloge solaire est toujours sur place ainsi que le Panthéon National où les restes des anciens dirigeants sont toujours l’objet d’une garde militaire.
Un service de police spécialement affecté à ces lieux a été mis en place il y a plusieurs années afin de préserver l’ambiance touristique, calme et sécuritaire. Il a aussi servi à éloigner les prostituées et les clochards. Un lieu aceptisé… en quelque sorte.
Des galeries d’art, des restaurants et le port pour les bateaux de croisière sont intégrés à ce paysage qui a valu à Santo Domingo d’être classé parmi les trésors du patrimoine mondial de l’UNESCO en 1990.
On ne saurait s’intéresser au début de la colonie espagnole de Santo Domingo sans penser à ces Tainos qui peuplaient le pays avant l’arrivé de Colomb. Or, en suivant la Malecon à partir de la Zone Coloniale on rencontre une immense statue de Antonio Montesino qui défendit les indiens lors de deux sermons et qui créa une grande comotion dans les milieux espagnols. On ne peut que songer alors au cacique (chef) Enriquillo qui combattit pour les droits des Tainos entre 1519 et 1533 avant de mourir de tuberculose. Il avait été instruit chez les Franciscains. Beaucoup de mots français viennent de la langue des Tainos., Comme en Amérique du Sud, les indiens Tainos qui étaient 60,000 en 1508 furent exterminés et n’étaient plus que 600 en 1530. Au prochain blog des informations plus personnelles.
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