
Il est difficile de parler de République Dominicaine sans parler de l’industrie du cigare car elle est omniprésente dans ce pays ou d’éminents fabricants de cigares cubains ont immigrés. Le marché des cigares n’est pas de tout repos et bien malin est celui qui pourra identifier sans l’ombre d’un doute le faux du vrai. J’ai moi-même fréquenter régulièrement, pendant un an et demi, une boutique de cigares de Cabarete qui était la propriété de celui qui allait devenir mon beau-frère un peu plus tard.
J’ai donc eu l’opportunité de rencontrer des distributeurs de cigares, j’ai lu des articles dans des revues spécialisées et j’ai vu tout ce qui se fait dans ce monde de la piraterie industrielle. Il arrivait même au propriétaire de la boutique de faire erreur et d’acheter des faux. En fait, il y a d’excellentes marques de cigares dominicains comme il y a des marques identiques à celles qui ont une grande réputation à Cuba car des familles de fabricants ont fui Cuba lors de la prise du pouvoir par Fidel Castro et son gouvernement.
Une grande majorité d’acheteurs de cigares sont des touristes qui veulent faire des cadeaux à des amis à leur retour et qui ne connaissent rien à ce domaine. Un peu comme un non-initié aux vins francais qui ne sait aucunement comment s’y prendre pour faire ses achats.
La falsification se produit à divers niveaux de sorte que les faux, qui coûtent moins cher, envahissent les étagères des boutiques et alors il n’en tient qu’à l’honnêteté du vendeur pour bien renseigner le client. Il y a des faux qui se défendent bien et qui méritent d’être achetés.
J’ai aussi connu Sylvain Bischoff, un francais qui s’est rendu en République Dominicaine pour faire un travail d’antropologie sur les Tainos et qui a décidé d’adopter le pays et de diriger une fabrique de cigares tout près de Santiago, la ville principale du Cibao. Il a développé sa mise en marché à partir de ce qu’il a découvert chez les Tainios, créant ainsi la marque Zemis. N’ayant pas les moyens des grandes sociétés pour effectuer sa mise en marché il a quand même réussi à s’implanter dans certains milieux mais il ne peut rivaliser, et c’est dommage, avec les moyens des majeurs comme Cohiba, Partagas et compagnie. Les géants du cigare dominicain sont : Leon Jimenes aussi impliqué dans la bière et qui possède une vieille fabrique de cogares à Santiago que l’on peut visiter presqu’en tiout temps et Altadis maintenant acquis par Imperial Tobacco.
Un artisan connu en République Dominicaine pour la réputation de ses cigares est Juan Clemnente, un français qui a changé de nom et qui commence à se faire vieux.
On trouve dans presque tous les villages touristiques des endroit ou vous pouvez voir une personne qui roule des cigares à la main comme c’est encore le cas à Cuba. Dans la Capitale, Santo Domingo, la famille Jimenes a commandité un centre culturel au 146 de la célèbre 27 de Febrero et dans ce centre on a érigé une réplique de la fabrique de tabac Aurora de Santiago.
Le sujet est passionnant même pour une personne qui ne fume pas, comme moi!
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