
Je ne crois pas qu'il soit possible de faire connaissance avec la RD sans s'arrêter à sa musique et à ses danses. Or, le dominicain de nature est animé par le merengue et la bachata, en particulier. Cette passion qu'il a pour la danse fait en sorte que plusieurs artistes sont reconnus et jouissent de grandes popularités dans le monde latino. Des noms tels que Juan Luis Guerra, Frank Reyes, Aventura, les frères Rosario, les frères Vargas et combien d'autres sont portés au haut des affiches. Tout est prétexte à faire la fête en RD. Les spectacles ont lieu dans des endroits aussi insolites que les lave-autos (que les dominicains appellent carwah) et lorsqu'on atteint le summum ont paie très cher pour les grands déploiements de Altos de Chavon et autres.
En tout temps, en tout lieux, il y a toujours un succès qui se fait entendre par les hauts-parleurs de ghettos-blasters. D'ailleurs, la musique sort toujours à plein volume quitte à perdre toute qualité sonore, l'important c'est que ce soit fort.
Lors de mes premiers voyages dans le pays, j'ai entendu à répétition des succès comme: Volvere, No tengo dineros, el loco y la luna, et nombre d'autres dont les titres m'échappent après tant d'années.
Comme ce pays est le champion de la piraterie, trois CD sur cinq qui sont offerts en vente libre sur la rueéressant ou dans les boutiques sont des copies. Ca va lorsque la copie est bonne, mais ce n'est pas toujours le cas.
À chaque année, il y a des artistes dominicains qui sont honorés aux Latinos Grammy Awards. Plusieurs sites dédiés à la musique latino peuvent être consultés sur internet ainsi que des sites s'intéressant à l'origine du merengue et de la salsa, histoire très intéressante. On parle de différentes campagnes qui ont été menées en vain co0ntre le merengue, comme celle de Ulises Francisco Espaillat qui n'a pas su vaincre la volonté du peuple. Le Merengue a rencontré plusieurs obstacles pour se tailler une place dans les couches de sociétés plus élevées de son propre pays.
C'est dans les années 1970 que cette danse s'est fait connaître à l'étranger (Canada, USA, France, Italie, etc). Aujourd'hui, on peut choisir entre deux types de Merengue : le folklorique et le traditionnel. Dans un forum du web on décrit ainsi le merengue: Genre musical spécifiquement dominicain, le merengue est une musique rurale au rythme binaire et aux paroles égrillardes qui a tout de suite choqué la bourgeoisie blanche, d'autant plus qu'elle se dansait d'une manière un peu trop suggestive ! Sans conteste d'origine africaine, avec sa rythmique endiablée, le merengue se jouait traditionnellement avec un accordéon, une guira (étrange instrument métallique qui évoque un peu une râpe à fromage) et un tambour à deux membranes d'une indéniable connotation érotique, l'une devant être en peau de chèvre et l'autre en peau de bouc !
À notre prochaine chronique un autre sujet.
Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire